Les violences médicales constituent une réalité documentée et profondément ancrée dans le système de santé français. Elles désignent l’ensemble des actes, comportements ou omissions perpétrés dans un contexte médical ou paramédical, qui portent atteinte à la dignité, à l’intégrité physique ou psychologique, ou à l’autonomie des patientes.
En France, des études récentes révèlent que près d’une femme sur cinq déclare avoir été victime d’une violence médicale au cours de sa vie, notamment dans les domaines de la gynécologie, de l’obstétrique et de la psychiatrie, de la Psychanalyste. Ces violences, trop longtemps minimisées ou niées, s’inscrivent dans un rapport de pouvoir structurel entre le corps médical et les patientes, aggravé par des inégalités de classe sociale et de capacité.
Les femmes en situation de handicap sont particulièrement exposées : elles font face à une double vulnérabilité qui se traduit par des actes médicaux non consentis, une négation chronique de la douleur, des pratiques de stérilisation forcée et un déficit majeur d’accès aux soins adaptés.
Sur le plan juridique, la France ne dispose pas à ce jour d’une loi-cadre intégrale reconnaissant et sanctionnant explicitement les violences médicales. Ce vide législatif prive les victimes de recours clairs et maintient une culture d’impunité au sein des institutions de santé.
C’est dans ce contexte que Handi Femme Épanouie avec la collaboration soutenue du Forum Universel du Leadership Féminin, le Système Européen de Coopération et la Coalition Féministe pour une Loi Cadre Intégrale contre les Violences Sexuelles s’unissent, à l’occasion de la journée mondiale de la santé le 7 avril 2026, pour présenter une conférence de haut niveau dédiée à cette thématique urgente et trop peu médiatisée.
1 – Définir et reconnaître les violences médicales
La conférence abordera en premier lieu la question fondamentale de la définition des violences médicales : actes gynécologiques non consentis, violences obstétricales lors de l’accouchement, négation ou minimisation de la douleur des femmes, pratiques psychiatriques coercitives, et traitements dégradants dans le cadre du handicap. Il s’agit de s’appuyer sur la littérature scientifique et les témoignages pour établir un état des lieux rigoureux et documenté de la situation en France.
2- Les femmes en situation de handicap : une double exposition.
Une session sera spécifiquement dédiée à la situation des femmes en situation de handicap, dont la vulnérabilité face aux violences médicales est aggravée par des mécanismes de dévalorisation et d’invisibilisation. Les pratiques de stérilisation non consentie, la négation de la sexualité et de la maternité, ainsi que les barrières d’accès aux soins adaptés seront au cœur des débats. Handi Femme Épanouie y présentera son travail de terrain et les perspectives portées par la Charte blanche universelle.
3. Cadre juridique et plaidoyer législatif
La troisième table ronde interrogera l’état du droit français face aux violences médicales : quelles protections existent, quelles sont leurs limites, et pourquoi une loi-cadre intégrale est-elle nécessaire ? La Coalition Féministe présentera ses travaux et ses propositions, en s’appuyant sur des comparaisons internationales notamment l’Espagne et le Venezuela qui ont été pionnières dans la reconnaissance légale des violences obstétricales et médicales.
4- Recommandations et leviers d’action
La conférence se conclura par un atelier participatif visant à formuler des recommandations concrètes et opérationnelles. Ces recommandations seront adressées aux pouvoirs publics, aux ordres professionnels de santé, aux établissements hospitaliers et à la société civile. Elles feront l’objet d’une publication diffusée largement dans les jours suivant l’événement
Mots de bienvenue des trois organisations co-organisatrices. Cadrage thématique de la journée.
« Les violences médicales en France : de quoi parle-t-on ? »
« Double vulnérabilité : femmes handicapées et violences médicales »
Pause
« Vers une loi-cadre intégrale : les violences médicales doivent-elles y figurer ? »
« Que faire demain ? »
Lecture des recommandations. Perspectives et suites données à la conférence.
La conférence spéciale du mardi 7 avril 2026 sur les violences médicales faites aux femmes s’adresse à un public professionnel et militant de défenses et de protection, réparti en trois grands profils :
Profil | Description |
Militantes et associations | Représentantes d’associations féministes, de défense des droits des femmes, de soutien aux victimes de violences médicales et de lutte contre les inégalités. |
Professionnelles de santé et Para-M. | Médecins, sage-femmes, Psychanalyste , gynécologues, infirmières, psychologues, psychiatres et professionnelles paramédicales, sensibilisées aux enjeux de genre dans la pratique médicale. |
Institutions et femmes de médias | Les institutionnels spécialisés en santé, en droits des femmes et en question sociales ; Des représentants de médias féministes, généralistes et institutionnels. |